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Rimatara
Critique
Habitats clés Horticulture et forêt, maquis de makatea
Menaces principales Disparition des habitats (en raison de l’extension des cocoteraies)
Importance biologique
Niveau des menaces
Superficie 8 km² Altitude 0-80 m
Pays Polynésie française (France)
Espèces restreintes
Menacées
Total
Confinée à cette ZEO
1
2
présent ailleurs
0
0
Total
1
2


Caractéristiques générales
Rimatara est une île exondée de l’archipel des Australes (ou Tubuai) et c’est la seconde plus petite des EBAs après Laysan (EBA 216). Les autres îles de l’archipel des Australes sont Maria, Rurutu, Tubuai, Raivavae et à 300km au sud est Rapa (traitée comme une Zone Secondaire s136) et Marotiri. Toutes ces îles font partie de la Polynésie française, territoire d’outre-mer français (voir aussi EBAs 212-214, et Zone Secondaire s136).
Sur Rimatara, le centre de l’île est formé de collines volcaniques érodées autrefois boisées entourées d’un anneau discontinu de marécages. Le platier corallien surélevé (‘makatea’) forme un rempart côtier dans la moitié nord ouest de l’ile couvert de foret et de broussailles, alors que la moitié sud est formé d’une plaine côtière étendue.


Espèces à répartition restreinte.
En raison de la reconnaissance récente du statut d’espèces particulière d’Acrocephalus rimatarae (anciennement considérée comme une sous espèce de A. vaughani par Sibley et Monroe 1990, mais traitée comme une espèce à part par Graves 1992 et Sibley et Monroe 1993; voir EBA 215 et Zone Secondaire s137), Rimatara, avec deux espèces endémiques satisfait aux critères d’une EBA.
Vini kuhlii, la deuxième espèce endémique qui existe dans cette EBA, est aussi présente sur des îles du Kiribati (Zone Secondaire s134), où elle a été apparemment introduite et il est supposé par Steadman (1991) que l’espèce était largement répandue dans les Iles Cook Méridionales avant 1800 mais qu’elle s’y est éteinte en raison de son exploitation par les Polynésiens.
En général les îles Australes sont mal connues et Maria et Marotiri n’ont pas été correctement étudiées par un ornithologue. Une espèce non identifiée d’Acrocephalus a été notée à Raivavae en 1968 mais n’a pas été retrouvé en 1990 (Seitre et Seitre 1991) et pouvait donc être un oiseau erratique.



Menaces et protection
Aujourd’hui la plaine côtière est plantée d’une cocoteraie typique et les pentes des collines de landes à fougère, de prairies naturelles et de reboisements alors que les régions intermédiaires forment une ceinture cultivée qui est plantée de végétaux alimentaires récemment introduits.
Cette modification de l’habitat ne paraît cependant pas représenter une menace importante pour la survie des deux espèces endémiques. En 1989 Acrocephalus rimatarae était commune (bien qu’aucune estimation chiffrée de la population n’ait été faite) et largement répandue particulièrement dans les zones basses (Seitre et Seitre 1991). En 1992 Vini kuhlii était considéré comme commun dans la ceinture horticole, moins fréquent dans les collines et la cocoteraie et rare dans la brousse de la zone à ‘makatea’ (avec une population totale de 905 oiseaux) (McCormack et Künzlé 1996).




L’effet des espèces introduite peut cependant être sérieux en raison de la taille extrèmement réduite des zones d’habitat des deux espèces ; bien que le statut d’Acrocephalus rimatarae en matière de menace n’ait pas été évalué par Collar et coll. (1994), il devrait être considéré comme vulnérable sur la base de la taille des habitats. Un étude préliminaire a révélé la présence du rat polynésien Rattus exulans et du surmulot R. norvegicus, mais pas du rat noir R. rattus - ce dernier le plus agile grimpeur des trois étant largement associé au déclin des oiseaux dans les îles océaniques (Atkinson 1985, Seitre et Seitre 1991), et son absence est vraisemblablement la raison de la relative abondance de Vini kuhlii sur Rimatara. La priorité en matière de sauvegarde devrait donc être donnée à la confirmation de son absence et à la mise en place d’un programme visant à en éviter l’introduction accidentelle ; la réintroduction de Vini kuhlii dans des îles appartenant à sont ancienne aire de répartition est aussi recommandée (McCormack et Künzlé 1996).


n
Citation
BirdLife International 2003 BirdLife's online World Bird Database: the site for bird conservation. Version 2.0. Cambridge, UK: BirdLife International. Available: http://www.birdlife.org

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