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Caractéristiques
générales
Rimatara
est une île exondée de l’archipel des Australes (ou Tubuai)
et c’est la seconde plus petite des EBAs après Laysan (EBA 216).
Les autres îles de l’archipel des Australes sont Maria, Rurutu,
Tubuai, Raivavae et à 300km au sud est Rapa (traitée comme
une Zone Secondaire s136) et Marotiri. Toutes ces îles font partie
de la Polynésie française, territoire d’outre-mer français
(voir aussi EBAs 212-214, et Zone Secondaire s136).
Sur Rimatara, le centre de l’île est formé de collines volcaniques
érodées autrefois boisées entourées d’un anneau
discontinu de marécages. Le platier corallien surélevé
(‘makatea’) forme un rempart côtier dans la moitié nord ouest
de l’ile couvert de foret et de broussailles, alors que la moitié
sud est formé d’une plaine côtière étendue. |
L’effet des espèces introduite
peut cependant être sérieux en raison de la taille extrèmement
réduite des zones d’habitat des deux espèces ; bien que
le statut d’Acrocephalus rimatarae en matière de menace
n’ait pas été évalué par Collar et coll. (1994),
il devrait être considéré comme vulnérable
sur la base de la taille des habitats. Un étude préliminaire
a révélé la présence du rat polynésien
Rattus exulans et du surmulot R. norvegicus, mais pas
du rat noir R. rattus - ce dernier le plus agile grimpeur des
trois étant largement associé au déclin des oiseaux
dans les îles océaniques (Atkinson 1985, Seitre et Seitre
1991), et son absence est vraisemblablement la raison de la relative abondance
de Vini kuhlii sur Rimatara. La priorité en matière
de sauvegarde devrait donc être donnée à la confirmation
de son absence et à la mise en place d’un programme visant à
en éviter l’introduction accidentelle ; la réintroduction
de Vini kuhlii dans des îles appartenant à sont
ancienne aire de répartition est aussi recommandée (McCormack
et Künzlé 1996).
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