Photo : Thierry Zysman

Pétrel de Tahiti, Pseudobulweria rostrata, Noha (Tahiti, Moorea, Tahuata).
41 cm, 400 g. Le pétrel de Tahiti niche dans les montagnes de Tahiti, Moorea, des îles Sous-le-Vent, des Marquises, des Australes (Raivavae) et des Gambier, à plus de 150 m d’altitude, souvent loin de la mer. Il pond un œuf unique dans son terrier, établi sous des racines d’arbre ou des rochers, qu’il visite uniquement de nuit. Silencieux en mer, le pétrel de Tahiti siffle d’une voix forte à proximité des nids.


Photo : Philippe Raust

Pétrel à poitrine blanche, Pterodroma alba, Putuputu (Pitcairn).
35 cm, 270 à 280 g. Le pétrel à gorge blanche niche au sol, sous la végétation arborescente des Marquises, en colonies visitées de jour comme de nuit. Il pousse de fortes trilles lors des parades et se nourrit de céphalopodes, crustacés, poissons et insectes.


Photo : Pierre Crançon
Pétrel de Kermadec, Pterodroma neglecta, ke’a (Rapa), putuputu (Pitcairn).
38 cm. Le pétrel de Kermadec niche à Rapa et sur quelques rares atolls du sud des Tuamotu. Il ne vient à terre que pour se reproduire et pond en décembre/janvier dans un nid en forme de coupe composé de végétaux. Il vocalise bruyamment en vol ou au sol lors des parades, et se nourrit de calmars ainsi, probablement, que de crustacés et de poissons.

Photo : Eric Vanderwerf

Pétrel du Herald, Pterodroma arminjoniana (heraldica), Putuputu (Pitcairn), Upo’a (Cook), Koputu (Ua Pou, Tahuata).
38 cm. Le Pétrel du Herald niche aux Marquises, aux Australes (Raivavae), aux Gambier et dans les Tuamotu du Sud. Il établit son nid au sol ou sous de corniches rocheuses. Son cri s’allonge en notes bruyantes, semblables à un hennissement. Il pêche d’un vol rapide et acrobatique.


Photo : Claude Serra
Pétrel de Murphy, Pterodroma ultima, E ’upo (Rapa).
41 cm. Le pétrel de Murphy niche aux Australes (Rapa et Raivavae), aux Gambier et dans quelques atolls du sud des Tuamotu (Fangataufa). Au moment de la reproduction, durant l’hiver austral, il établit son nid sur le sol, à l’abri dune touffe de végétaux. Silencieux en mer, il pousse des cris aigus à terre et visite les colonies surtout de jour. Il se nourrit de calmars, poissons et crustacés en haute mer.

Photo : ©
Steve Wood

Pétrel à ailes noires, Pterodroma nigripennis, titi (Rapa).
31 cm. Le pétrel à ailes noires ne niche qu’à Rapa où il pond, en décembre, dans un nid établi dans un terrier. Il pousse des cris monosyllabiques au moment des parades. Cet oiseau au vol rapide et nerveux se nourrit principalement de calmars.

Pterodroma leucoptera
Photo : Philippe Raust

Pétrel de Gould, Pterodroma leucoptera.
31 cm. C'est un reproducteur rare en Polynésie française: on n'a observé ce petit pétrel que sur l'île de Raivavae où une dizaine de couples nicheraient sur les pentes du mont Hiro. Cependant plusieurs oiseaux ont été retrouvés ces dernières années à Tahiti et Moorea où des colonies de ce pétrel discret aux moeurs noctures doivent exister.


Photo : Jean-François Butaud

Pétrel de Bulwer, Bulweria hulwerii.
25 cm. Le pétrel de Bulwer niche uniquement aux Marquises, sous des rochers à l’air libre ou dans des terriers, en colonies nombreuses visitées surtout la nuit. Silencieux en mer et au cours de ses vols vers la colonie, il se nourrit de plancton et d'œufs de poisson.


Photo : Jean-Claude Thibault
Puffin du Pacifique (ou Puffin Fouquet), Puffinus pacificus, Kokokoko (Mangareva), O’upoa (Moorea, Maupiti).
43 cm. Présent dans tous les archipels de la Polynésie française, le puffin du Pacifique niche en colonies sur les îles et îlots rocheux, dans des grottes ou terriers (Bora Bora) pendant l'été austral, au moment de la reproduction. Il se nourrit de calmars et de poissons.

Photo : Jean-Claude Thibault
Puffin de la Nativité, Puffinus nativitatis, Kokokoko (Mangareva).
31-35 cm. Le puffin de la nativité, nicheur aux Marquises, aux Gambier et à Rapa dans des grottes ou des terriers, se nourrit de calmars et de poissons. il chante posé ou en vol, le soir et le matin, poussant un cri plaintif ou un grognement plutôt bref.

Photo : Caroline Blanvillain
Puffin de Rapa , Puffinus cf. newelli, Kakikaki (Rapa), ka’ako (Marquises), karako (Mangareva).
28 cm. Le Petit puffin se rencontre dans tous les océans ternpérés et subtropicaux. Une sous-espèce endémique (myrtae) existe à Rapa. Elle niche dans des terriers durant l’été austral, au moment de la reproduction. Le petit puffin chante près des sites de nidification le soir et le matin très tôt. Il se nourrit de calmars, de crustacés et de poissons.

Photo : Philippe Raust
Puffin de Baillon, Puffinus bailloni, tira’o (Maupiti).
31 cm. Le puffin de Baillonniche en colonies visitées de nuit, à Tahiti, Maupiti (Iles Sous-le-Vent), Ua Pou (Marquises) et aux Gambier, dans des terriers ou des cavités de rochers. Il se nourrit de poissons et de calmars, pêchant en groupes parfois importants.

Photo : Chris Gaskin

Océanite à gorge blanche, Nesofregetta albigularis, Korue (Rapa), Kotai (Mangareva), Kitai (Marquises).
25 cm. Le pétrel-tempête à gorge blanche niche aux Marquises, à Rapa et aux Gambier. Il s'abrite dans de petits terriers, de l'hiver au début de l'été austral, pendant la saison de reproduction.  Il visite son nid de jour comme de nuit et se nourrit de céphalopodes, poissons et œufs de poisson.


Photo : ©Mike Danzenbaker

Océanite à ventre blanc, Fregetta grallaria, Korue (Rapa).
20 cm. Espèce endémique de Rapa, Le pétrel-tempête à ventre blanc pond dans un petit nid de végétaux à la fin de l'été austral. Il vole au ras des vagues en posant ses pattes à la surface de la mer et pousse de petits sifflements lorsqu'il rejoint la colonie. il se nourrit de plancton.


Photo : Guillaume Perrard
Phaéton à bec jaune, Phaethon lepturus, Tavake uaka (Mangareva), To'ake, To'ae, Tevake, Teva'e (Marquises), Petea, Mauru'a, Hope u'o (Société).
76 cm. Bec jaune, longues plumes blanches à la queue, le paille-en-queue à brins blancs niche dans les archipels de la Société, des Marquises et des Australes, généralement dans des cavités de falaises. il se nourrit de céphalopodes et de poissons.

Photo : Philippe Raust
Phaéton à brins rouges, Phaethon rubricauda, Tavake (Mangareva), Tavae (Tubuai, Rapa), Tavake, Hope kura (Tuamotu), Toake (Marquises).
93 cm. Bec noir, longues plumes rouges à la queue. Le Phaéton à brins rouges niche à même le sol dans les archipels de la Société, des Marquises, des Tuamotu et des Australes. Il se nourrit de poissons et de calmars.

Photo : Philippe Raust
Fou à pieds rouges, Sula sula, Uau (Mangareva), U'au (Société), Kariga (Tuamotu), Faafe'e, Kakioa, Tapu vaeku (Marquises).
66 -77 cm. Très commun, le fou à pieds rouges niche en colonies à forte densité dans les îles de la Société, aux Marquises et aux Tuamotu. Il élève un seul jeune dans un nid construit sur des buissons.

Photo : Philippe Raust
Fou brun, Sula leucogaster, Kariga (Mangareva), Kena (Marquises et Tuamotu), Hope'uo, Mauru'a (Société).
64-74 cm. Moyennement répandu, le fou brun niche dans tous les archipels en colonies d'une dizaine d'oiseaux. Il élève un seul jeune dans un nid de brindilles établi sur le sol des plages des atolls ou celui des plateaux des îles volcaniques.

Photo : Philippe Raust
Fou masqué, Sula dactylatra, Kena (Tuamotu, Gambier).
81 cm. Peu répandu, le fou masqué niche aux Marquises et aux Tuamotu. Élevant un seul jeune dans un nid de brindilles posé au sol, il se nourrit de poissons et de céphalopodes.

Photo : Eric Vanderwerf
Frégate du Pacifique, Fregata minor, Otaha, Ota'a (Tubuai, Société, Tuamotu, Gambier), Kota'a, Kotaha (Tuamotu, sud des Marquises), Mokohe (Marquises Nord).
86-100 cm. La grande frégate (envergure 1,5 m) niche dans la plupart des archipels. Elle établit son nid dans des arbustes (miki-miki), où elle élève un seul jeune. Son puissant vol plané est élégant. Elle se nourrit de poissons et de calmars pêchés ou volés aux autres oiseaux.

Photo : Philippe Raust
Frégate ariel, Fregata ariel, Otaha , Ota'a (Tubuai, Société, Tuamotu, Gambier), Kota'a, Kotaha (Tuamotu, sud des Marquises), Mokohe (Marquises Nord).
76 cm. Comme la grande frégate, dont elle se distingue difficilement, la frégate ariel, plus petite, niche dans la plupart des archipels. Elle élève un seul jeune dans un nid construit sur des arbustes (miki-miki). Son vol plané puissant est élégant. Elle se nourrit de poissons et de calmars pêchés ou volés aux autres oiseaux.

Photo : Philippe Raust
Sterne fuligineuse, Sterna fuscata, Kaveka (Société, Tuamotu), Tara (Mangareva, Ua Pou), Taraka (Ua Pou), Ta'a (Hiva Oa, Tahuata).
40-45 cm. Largement répandue dans tous les archipels, la sterne fuligineuse a la voix bruyante. Elle niche au sol en colonies plus ou moins abondantes (un million d'oiseaux à Ua Huka).

Photo : Philippe Raust

Sterne à dos gris, Sterna lunata, Kaveka (Tuamotu du Nord), Ore ore (Tuamotu du centre), Tara (Marquises).
38 cm. La sterne à dos gris, plus petite que la sterne huppée, fréquente les Tuamotu où il est facile d'observer son vol léger et gracieux.


Photo : Philippe Raust
Sterne huppée, Sterna bergii, Tarapapa (Société), Tara (Tuamotu du Nord), Tarara (Gambier).
46 cm. La sterne huppée se rencontre au-dessus des lagons et récifs de Tahiti, Moorea, Tetiaroa et des Tuamotu. Elle émet en vol des cris durs et roulés, et niche à même le sable, sur la plage.

Photo : Philippe Raust
Noddi brun, Anous stolidus, 'Oio, 'Oa (Société), Noio (Tubuai), N'goi'o (Rapa), No'i'o, Ko'io (Marquises).
43 cm. Présent dans toute la Polynésie, de belle envergure (79-86 cm), le noddi brun niche dans les arbres du bord de mer où on l'entend souvent la nuit pousser des cris rauques.

Photo : Philippe Raust

Noddi noir, Anous minutus, 'Oio, 'Oa,, Tetere (Société), Kirikiri (Tuamotu), Parara (Ua Pou), No'i'o (Hiva Oa).
38 cm. Présent surtout aux Tuamotu et aux Marquises, qu'il fréquente le plus souvent en groupe, le noddi noir se distingue du noddi brun par sa taille plus petite, son bec plus long et fin et son plumage plus ombre. Il niche préférentiellement dans les Puatea (Pisonia grandis).


Photos : Yves Gentilhomme - Philippe Raust
Noddi bleu, Procelsterna cerulea, 'Oio, 'Oa, Paraki (Rapa), Gaga (Mangareva), Paraka, Kaka (Marquises).
28 cm. Le Noddi bleu fréquente les îles de la Société, les Australes, les Marquises et les lagons des Tuamotu. Il existe deux sous-espèces, dont la plus claire peut être confondue avec les gygis.

Photo : Hubert Paugam
Gygis blanche, Gygis alba, 'Itata'e, Pirae, (Société), Pirake, Kotake (Nuku Hiva), Minake, Inake, Pinake (Ua Pou), Kirahu (Tuamotu), Take take (Rapa).
28 cm. Seul oiseau blanc de l'avifaune tahitienne, le gygis blanc ou sterne blanche habite le littoral. Il émet des séries de cris au-dessus des sites de nidification.

•  Les photographies sont la propriété de leurs auteurs respectifs.
•  Les textes sont extraits de MANU, Oiseaux de Polynésie – Au vent des îles édition

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