Gallicolombe érythroptère, Tutururu (Gallicolomba erythroptera)
STATUT UICN : EN DANGER CRITIQUE D'EXTINCTION

En 2000 on savait peu de choses sur la situation de cette espèce, qui n'avait fait l'objet d'aucune évaluation depuis 1920 ! Ce programme a bénéficié d’un financement de l'Etat au travers d'une subvention du FIDES (Fond d'Investissement et de Développement Economique et Social) et du BP (British Petroleum) Conservation Programme qui a permis de conduire deux missions de recherche de cette espèce aux Tuamotu du Centre et de l’Est et de retrouver quelques dizaines d'individus de cette espèce.
En 2003 une expédition a permis de découvrir une nouvelle population sur l’île de Morane, de réévaluer la population de Rangiroa et en 2005 et 2007 de dératiser deux motu sur ce dernier atoll pour améliorer les chances de survie de cette espèce.
Un plan d'action pour la dératisation de l'atoll de Vahanga a été développé en 2006 avec les spécialistes du PII (et le support financier du RNHP au travers de Conservation International) et devrait y permettre la réimplantation naturelle de la gallicolombe.

Le projet 'Tutururu'


Carpophage des Marquises, Upe (Ducula galeata)
STATUT UICN : EN DANGER CRITIQUE D'EXTINCTION

Manu a réintroduit le Upe sur l'île de Ua Huka pour la sauvegarde de cette espèce En Danger Critique d'Extinction sur l'île de Nuku Hiva où ses effectifs sont faibles et menacés par la destruction de leur habitat et le braconnage.
L'Etat a financé ce programme au travers d'une subvention du FIDES (Fond d'Investissement et de Développement Economique et Social) pour entreprendre la première phase de translocation : 5 oiseaux ont été capturés à Nuku Hiva en 2000 et ont été réintroduit dans l'île voisine de Ua Huka pour créer une population de sécurité.
Le Ministère territorial chargé de l’Environnement a financé une deuxième translocation, complétée par des financements du WCS (World Conservation Society) et de CEPA (Conservation des Espèces et des Populations Animales). Cette opération destinée à renforcer la population initiale s'est déroulée en mai 2003 et 4 nouveaux oiseaux ont été introduits sur Ua Huka.
Depuis cette date une enquête annuelle est conduite sur les deux îles avec l'aide financière du Ministère de l'Environnement. L'effectif sur Nuku Hiva est mieux connu (160-170 oiseaux) et la population locale se rend compte de la valeur patrimoniale du Upe. Sur Ua Huka la dernière évaluation, en 2006, a donné un nombre de plus de 30 individus rendant notre objectif de 50 oiseaux en 2010 réalisable.
Il sera proposé de réévaluer le statut UICN de cette espèce à En Danger.

Le 'Upe' vole à nouveau sur Ua Huka

WCS _CEPA_PF


Martin-chasseur de Niau, Kote’ute’u (Todiramphus gambieri)
STATUT UICN : EN DANGER CRITIQUE D'EXTINCTION
Dans le cadre de la réalisation du futur aérodrome de Niau la direction de l'équipement (DEQ) a confié à la S.O.P. une mission de recensement des populations de Koteuteu, Martin-chasseur de Niau (Todiramphus gambieri), d'étude de la biologie de l’espèce et de sensibilisation de la population,
La première phase a été réalisée en février 2003. Elle a permis d'estimer la population de Koteuteu à environ 40-50 individus (correspondant à une division par 10 du nombre d'oiseaux en 10 ans) ce qui qualifie cette espèce au statut UICN "en danger critique d'extinction". En 2004, une opération de sauvegarde a été mise en place (pose de nichoirs protégés) et une évaluation plus précise des effectifs a été menée.
Elle s'est poursuivi depuis 2005 avec des scientifiques de Pacific Islands Conservation Research Association (PICRA) par une étude plus fine des effectifs par radiotracking qui a donné une evaluation plus optimiste de la population (120-150 individus) et de la biologie de l’espèce afin d’explorer les possibilités de translocation de certains individus.

Monarque de Tahiti, O’mamao (Pomarea nigra)
STATUT UICN : EN DANGER CRITIQUE D'EXTINCTION

Cette espèce, qui ne se rencontre plus que dans quatre vallées de Tahiti, fait l'objet depuis 1998 d'un programme de sauvegarde par le biais de la dératisation des sites de reproduction et du suivi rapproché de tous les individus connus pendant la période de reproduction (juillet à décembre) pour connaître la réussite des nichées.
Ce programme a permis de stabiliser la population (environ 40 à 50 individus dont 16 connus) de rajeunir les effectifs et de constater la réoccupation d'anciens territoires abandonnés.
Pour la réalisation de ce programme Manu a reçu une première subvention du FIDES (Fond d'Investissement et de Développement Economique et Social) qui a permis l'identification des menaces et de proposer un projet de conservation en collaboration avec des spécialistes venus de France et de Nouvelle Zélande. Elle a également reçu une subvention du PDCT (Pacific Island Developpement and Conservation Trust en 1998 pour entreprendre des opération de dératisation. En 1999 et 2000 le programme annuel a été financé par le Programme Régional Océanien pour l'Environnement (PROE). En 2001 le relais financier a été assuré par la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO), CEPA (Conservation des Espèces et des Populations Animales) et Club 300 for Bird Protection. Depuis 2002 le programme reçoit une subvention du Ministère territorial chargé de l’Environnement qui est complété en tant que de besoin par des subventions annexes (WCS - World Conservation Society).
En 2011, ce programme a reçu le support de sponsors privés dans le cadre de l'appel "sauvons les derniers rois de Tahiti" : Electricité de Tahiti (EDT - groupe GDF-Suez), l'Office des Postes (OPT) et la Société Tikiphone (Vini) et de bailleurs de fonds instututionnels : CEPF et CEPA (Conservation des Espèces et des Populations Animales).

_OPT_VINI

CEPF_PF_ CEPA


Monarque de Fatu Iva, Omao (Pomarea whitneyii)
STATUT UICN : EN DANGER CRITIQUE D'EXTINCTION
Le Omao, qui ne se rencontre que sur l'île de Fatu Hiva, est menacée par l'introduction des rats depuis une dizaine d'années. Elle fait l'objet d'un programme de sauvegarde financé par le Ministère territorial chargé de l’Environnement pour initier une évaluation des actions à mener et sensibiliser la population de l'île. Une personne ressource a été identifiée et elle mène des opérations de dératisations dans une vallée de Omoa avec l’accord et le soutien de la commune depuis 4 ans. Depuis le programme a été étendu à quatre vallées dans deux secteurs (Omoa et Hanavave). On observe seulement des juvéniles dans ces secteurs. Une enquête de quatre mois a été conduite en 2007 couvrant toute l'île et plus de 40 oiseaux ont été repérés avec précision.

Pétrel à poitrine blanche (Pterodroma alba)
STATU
T UICN : EN DANGER

Ce Pétrel ne se reproduit que dans quelques îles de l'océan Pacifique. La colonie principale dans les îles Phoenix (Kiribati) semble décliner rapidement. En Polynésie française il n'y a que quelques sites connus : ils sont principalement localisés dans l'archipel des Marquises.
En Mars 2007, nous avons pu contrôler la situation de la principale colonie sur l'île de Hatuta'a au cours du programme d'identification des ZICO.
Plus de 100 couples ont été trouvés avec des oiseaux à tous les stades de la reproduction (parades, pontes, nourrissage de poussins). Les enquêtes précédentes n'indiquaient que 10 à 30 couples.
Une Mission financée par la Fondation Packard a permis de trouver un individu de cette espèce sur Hatu Iti aux Marquises en mars 2010.
Enfin une dizaine de couples nicheurs ont été observés sur Fatu Huku aux Marquises en juillet 2011.

 



Bécasseau polynésien, Titi (Prosobonia cancellata)
STATUT UICN : EN DANGER D'EXTINCTION

En mars 2003, Manu a été co-leader d’un programme de recherche international en coopération avec le Fish and Wildlife Service de l’état d’Alaska et Wildland Consultants Ltd. Cette expédition a visité 7 atolls inhabités des Tuamotu du centre et du sud pour une étude du Teue (Courlis d’Alaska), une recherche des Titi (Bécasseau polynésien) et des Gallicolombes de la Société.
Le nombre d'oiseaux trouvé sur deux atolls sans rats était élevé (un millier) et bien plus faible sur ceux infestés par le Rat polynésien (Rattus exulans) comme Tahanea (100 oiseaux). Une nouvelle localité pour le Titi a été découverte : Reitoru (50 oiseaux).

Expédition 'Manu'

Voyage d'étude dans les mers du sud :
pas du gâteau pour des scientifiques de l'Alaska!


En 2008 et en 2011 une étudiande de l'Université Simon Fraser de Vancouver (Canada) a mené une étude sur la biologie de cette espèce d'un genre unique propre à la Polynésie française au cours de 2 séjours de 5 mois sur l'atoll inhabité de Tahanea sur des financement du Pays et du CEPF dans le cadre d'une réhabilitation des habitats par dératisation avec le support de Island Conservation.

Etude du Chevalier des Tuamotu Prosobonia cancellata
sur l’atoll de Tahanea : écologie, système social,
reproduction et conséquences pour la conservation

 

CEPF_PF


Gallicolombe des Marquises, Kotue (Gallicolomba rubescens)
STATUT UICN : EN DANGER

Cette espèce, présente uniquement sur deux îles inhabitées des Marquises, n'avait pas fait l'objet d'évaluation de ses populations depuis plus de 10 ans.
Avec l'aide financière du C.E.P.A. (Conservation des Espèces et des Populations Animales), une mission a pu se rendre sur Hatutu et Fatu Huku pour estimer le nombre d'oiseaux en 2002.
Une nouvelle visite en 2007 dans le cadre du programme ZICO a permis d'estimer la population à 1200-1500 oiseaux.
La présence de la gallicolombe des Marquises sur Fatu Huku a été confirmée en Juillet 2011.


Carpophage de la Société, Rupe (Ducula aurorae)
STATUT UICN : EN DANGER
Cette espèce, devenue extrèment rare sur Tahiti mais présente également à Makatea, n'avait pas fait l'objet d'une évaluation de sa population sur cette île depuis la fin des années 1980. Avec l'aide financière du C.E.P.A. (Conservation des Espèces et des Populations Animales), une mission de Manu a pu se rendre sur Makatea en 2002 pour estimer le nombre d'oiseaux, identifier les menaces potentielles et sensibiliser les autorités communales et la population. En 2006 Thibault a estimé que la population tournait autour de 200 individus et que son statut s'améliore sur Makatea au fur et à mesure que la forêt indigène s'étend de nouveau dans l'ancien secteur d'extraction minière offrant plus de ressources alimentaire au Rupe. Il n'est pas chassé et la menace principale est le risque d'arrivée accidentelle du busard de Gould depuis Tahiti (où il est responsable de la quasi extirpation de cette espèce sur cette île).

Lori de Rimatara, 'Ura (Vini kuhlii)
STATUT UICN : EN DANGER D'EXTINCTION
STATUT CITES : ANNEXE II

Le lori de Kuhl est endémique de la petite île de Rimatara (3 km de diamètre).
Le gouvernement de Polynésie française, dans le cadre de son programme de désenclavement des archipels a décidé d'y implanter une piste d'aviation.
Conscient de l'importance de l'avifaune de cette île (qui inclut également la Fauvette de Rimatara), la Direction de l'Equipement a sollicité Manu dans le cadre de l'étude d'impact pour estimer les conséquences de la réalisation de l'aéroport et proposer des mesures de sauvegarde.
Depuis 2002, 3 missions se sont rendues dans l'île. L'avant dernière, en janvier 2007 avait pour but de préparer la capture et le transfert du 'Ura vers l'île de Atiu aux îles Cook pour y installer une population de sécurité. Cette opération s'est déroulée avec succès en avril 2007 avec le soutien de nombreux partenaires financiers dont le Haut-Commissariat (fonds Pacifique) et BirdLife Int. (Birdfair 2006), administratifs (DIREN, Police aux frontières, Service des douanes, service du développement rural) et techniques dont le Cook Islands Natural Heritage Trust et le CRES (zoo de San Diego) : 27 'Ura ont été capturés et transférés par avion spécial de la compagnie Air Rarotonga.
Le fonds obtenus lors de la British Birdwatching Fair de 2006 financeront également des progammes pour sensibiliser la population, les autorités communales et les compagnies maritimes à la menace présentée par l'introduction des rats noirs.

Comment 27 'Ura sont devenu des Kura


Lori ultramarin, Pihiti (Vini ultramarina)
STATUT UICN : EN DANGER
STATUT CITES : ANNEXE I

C'est sur l'île de Ua Huka, aux Marquises que survit la dernière population viable de ce lori. Quelques dizaines de d'oiseaux avaient été transférés dans les années 1990 sur l'île de Fatu Hiva dans le cadre d'une convention entre le Territoire et le Zoo de San Diego, mais la découverte de la présence du rat noir y rend sa survie aléatoire.
Avec l'aide financière du World Parrot Trust, en 2002 les populations résiduelles sur Nuku Hiva et Ua Pou ont été évaluées et à Ua Huka et Fatu Hiva des mesures préventives ou palliatives seront proposées (dératisation autour du port et des sites de nidification, pose de nichoirs artificiels sur des arbres protégés contre les rats).
Celles concernant la prévention seront mises en place en 2008 sur le financement obtenu lors de la British Birdwatching Fair de 2006 pour sensibiliser la population, les autorités communales et les compagnies maritimes à la menace présentée par l'introduction des rats noirs.


Status, distribution and conservation of the
Ultramarine lorikeet Vini ultramarina in the
Marquesas Islands, French Polynesia

WPT


Martin-chasseur des Marquises, Pahi (Todiramphus goddefroyi)
STATUT UICN : EN DANGER

La Société d’Ornithologie de Polynésie « Manu » a mené en 2003 une étude sur le Martin-chasseur des Marquises, grâce à l’octroi d’un financement par WildLife Conservation Society (WCS). Les observations faites sur l’île de Tahuata, lors de la mission de septembre 2003, ont permis d'améliorer la connaissance de cette espèce. Ainsi, les mensurations de nids sont décrites tout comme de nouveaux chants. Le comportement sur leur territoire et l’utilisation qu’ils font de leur espace est mieux connu.

A la rencontre du Pahi

WCS



Marquesan Monarch, Komako atua (Pomarea mendozae)
STATUT UICN : EN DANGER

Le monarque de Marquisien est maintenant représenté par seulement une de ses 3 sous-espèces originales.
La forme vivant sur Motane, une île inhabitée, a été évaluée en 2006 et 2007 : la population est d'environ 200 paires ; mais si aucun prédateur direct ne les menace pas, leur habitat est régression lente en raison de la réduction de son habitat forestier due au surpâturage par les moutons sauvages. Manu a fait partie d'une équipe qui a mené une évaluation de la situation avec le Ministère de l'environnement pour préparer un plan de gestion de cette réserve.


Lori nonnette , Vini (Vini peruviana)
STATUT UICN : VULNERABLE
le Lori nonnette est maintenant connu de seulement 9 des 26 îles on le rencontrait au début du 20ème siècle. Huit de ces îles sont situés en Polynésie française.
En janvier 2005, les populations de Vini peruviana des Tuamotu ont fait l'objet d'une étude, financée par la Loro Parque Fundacion et BirdLife qui a permis de montrer que les populations sur les atolls de Rangiroa, Apataki, Arutua et Kaukura sont encore relativement robustes bien que fragmentées et réduite mais stable sur Tikehau. Nous estimons la population sur chacun des cinq atolls comme suit : Apataki 1260, Arutua 2550, Kaukura 780, Rangiroa 1250 et Tikehau 50, ce qui donne une évaluation totale de 5880 oiseaux pour les Tuamotu. Les comparaisons avec les résultats antérieurs suggèrent qu'au moins certaines de ces populations se sont réduites. En ajoutant les évaluations des quatre autres îles où l'espèce se rencontre, on obtient une population mondiale pour l'espèce comprise entre 7200-9000 individus. La présence de prédateurs a été vérifiée et indique que l'abondance des loris est étroitement liée à l'absence de rats noirs (Rattus rattus).

 

Status and Conservation of the Vini Lorikeets of French Polynesia

_CEPA

 


Pétrel de Tahiti, Noha (Pseudobulweria rostrata)
STATUT UICN : PRESQUE MENACE

Ces oiseaux de mer nichent dans des terriers en montagne. Ils ne reviennent à leur colonie qu'après le coucher du soleil et les jeunes prennent leur premier envol de nuit. Ils sont malheureusement attirés par les lumières des éclairages artificiels (réverbères le long des routes, stades…) et tombent au sol. Ils sont alors incapables de redécoller par leurs propres moyens. Ces oiseaux que l'on trouve plutôt entre juillet et décembre, sont rarement blessés, nous les recueillons, les examinons et les relâchons dans de bonnes conditions le plus rapidement possible.

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