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En 2000 on savait peu de choses sur la situation
de cette espèce, qui n'avait fait l'objet d'aucune évaluation
depuis 1920 ! Ce programme a bénéficié d’un
financement de l'Etat au travers d'une subvention du FIDES (Fond d'Investissement
et de Développement Economique et Social) et du BP
(British Petroleum) Conservation Programme qui a permis de conduire
deux missions de recherche de cette espèce aux Tuamotu du Centre
et de l’Est et de retrouver quelques dizaines d'individus de cette
espèce. |
Carpophage des Marquises, Upe (Ducula galeata) STATUT UICN : EN DANGER CRITIQUE D'EXTINCTION |
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Manu a réintroduit le Upe
sur l'île de Ua Huka pour la sauvegarde de cette espèce En
Danger Critique d'Extinction sur l'île de Nuku Hiva où ses
effectifs sont faibles et menacés par la destruction de leur habitat
et le braconnage. Le 'Upe' vole à nouveau sur Ua Huka
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Martin-chasseur de Niau, Kote’ute’u (Todiramphus gambieri) STATUT UICN : EN DANGER CRITIQUE D'EXTINCTION |
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Dans le cadre de la réalisation du futur aérodrome
de Niau la direction de l'équipement (DEQ) a confié à
la S.O.P. une mission de recensement des populations de Koteuteu, Martin-chasseur
de Niau (Todiramphus gambieri), d'étude de la biologie de l’espèce
et de sensibilisation de la population, La première phase a été réalisée en février 2003. Elle a permis d'estimer la population de Koteuteu à environ 40-50 individus (correspondant à une division par 10 du nombre d'oiseaux en 10 ans) ce qui qualifie cette espèce au statut UICN "en danger critique d'extinction". En 2004, une opération de sauvegarde a été mise en place (pose de nichoirs protégés) et une évaluation plus précise des effectifs a été menée. Elle s'est poursuivi depuis 2005 avec des scientifiques de Pacific Islands Conservation Research Association (PICRA) par une étude plus fine des effectifs par radiotracking qui a donné une evaluation plus optimiste de la population (120-150 individus) et de la biologie de l’espèce afin d’explorer les possibilités de translocation de certains individus. |
Monarque de Tahiti, O’mamao (Pomarea nigra) STATUT UICN : EN DANGER CRITIQUE D'EXTINCTION |
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Cette espèce, qui ne se rencontre plus que dans
quatre vallées de Tahiti, fait l'objet depuis 1998 d'un programme
de sauvegarde par le biais de la dératisation des sites de reproduction
et du suivi rapproché de tous les individus connus pendant la période
de reproduction (juillet à décembre) pour connaître
la réussite des nichées. Ce programme a permis de stabiliser la population (environ 40 à 50 individus dont 16 connus) de rajeunir les effectifs et de constater la réoccupation d'anciens territoires abandonnés. Pour la réalisation de ce programme Manu a reçu une première subvention du FIDES (Fond d'Investissement et de Développement Economique et Social) qui a permis l'identification des menaces et de proposer un projet de conservation en collaboration avec des spécialistes venus de France et de Nouvelle Zélande. Elle a également reçu une subvention du PDCT (Pacific Island Developpement and Conservation Trust en 1998 pour entreprendre des opération de dératisation. En 1999 et 2000 le programme annuel a été financé par le Programme Régional Océanien pour l'Environnement (PROE). En 2001 le relais financier a été assuré par la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO), CEPA (Conservation des Espèces et des Populations Animales) et Club 300 for Bird Protection. Depuis 2002 le programme reçoit une subvention du Ministère territorial chargé de l’Environnement qui est complété en tant que de besoin par des subventions annexes (WCS - World Conservation Society). En 2011, ce programme a reçu le support de sponsors privés dans le cadre de l'appel "sauvons les derniers rois de Tahiti" : Electricité de Tahiti (EDT - groupe GDF-Suez), l'Office des Postes (OPT) et la Société Tikiphone (Vini) et de bailleurs de fonds instututionnels : CEPF et CEPA (Conservation des Espèces et des Populations Animales). |
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Monarque de Fatu Iva, Omao (Pomarea whitneyii) STATUT UICN : EN DANGER CRITIQUE D'EXTINCTION |
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Le Omao, qui ne se rencontre que sur l'île de Fatu Hiva, est menacée par l'introduction des rats depuis une dizaine d'années. Elle fait l'objet d'un programme de sauvegarde financé par le Ministère territorial chargé de l’Environnement pour initier une évaluation des actions à mener et sensibiliser la population de l'île. Une personne ressource a été identifiée et elle mène des opérations de dératisations dans une vallée de Omoa avec l’accord et le soutien de la commune depuis 4 ans. Depuis le programme a été étendu à quatre vallées dans deux secteurs (Omoa et Hanavave). On observe seulement des juvéniles dans ces secteurs. Une enquête de quatre mois a été conduite en 2007 couvrant toute l'île et plus de 40 oiseaux ont été repérés avec précision. |
Pétrel à poitrine blanche (Pterodroma alba) STATUT UICN : EN DANGER |
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Ce Pétrel ne se reproduit que dans quelques îles
de l'océan Pacifique. La colonie principale dans les îles
Phoenix (Kiribati) semble décliner rapidement. En Polynésie
française il n'y a que quelques sites connus : ils sont principalement
localisés dans l'archipel des Marquises.
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Bécasseau polynésien, Titi (Prosobonia cancellata) STATUT UICN : EN DANGER D'EXTINCTION |
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En mars 2003, Manu a été
co-leader d’un programme de recherche international en coopération
avec le Fish and Wildlife Service de l’état d’Alaska
et Wildland Consultants Ltd. Cette expédition a visité 7
atolls inhabités des Tuamotu du centre et du sud pour une étude
du Teue (Courlis d’Alaska), une recherche des Titi (Bécasseau
polynésien) et des Gallicolombes de la Société. Voyage
d'étude dans les mers du sud :
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Gallicolombe des Marquises, Kotue (Gallicolomba rubescens) STATUT UICN : EN DANGER |
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Cette espèce, présente
uniquement sur deux îles inhabitées des Marquises, n'avait
pas fait l'objet d'évaluation de ses populations depuis plus de
10 ans. |
Carpophage de la Société, Rupe (Ducula aurorae) STATUT UICN : EN DANGER |
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Cette espèce, devenue extrèment rare sur Tahiti mais présente également à Makatea, n'avait pas fait l'objet d'une évaluation de sa population sur cette île depuis la fin des années 1980. Avec l'aide financière du C.E.P.A. (Conservation des Espèces et des Populations Animales), une mission de Manu a pu se rendre sur Makatea en 2002 pour estimer le nombre d'oiseaux, identifier les menaces potentielles et sensibiliser les autorités communales et la population. En 2006 Thibault a estimé que la population tournait autour de 200 individus et que son statut s'améliore sur Makatea au fur et à mesure que la forêt indigène s'étend de nouveau dans l'ancien secteur d'extraction minière offrant plus de ressources alimentaire au Rupe. Il n'est pas chassé et la menace principale est le risque d'arrivée accidentelle du busard de Gould depuis Tahiti (où il est responsable de la quasi extirpation de cette espèce sur cette île). |
Lori de Rimatara, 'Ura (Vini kuhlii) STATUT UICN : EN DANGER D'EXTINCTION STATUT CITES : ANNEXE II |
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Le lori de Kuhl est endémique de la
petite île de Rimatara (3 km de diamètre). |
Lori ultramarin, Pihiti (Vini ultramarina) STATUT UICN : EN DANGER STATUT CITES : ANNEXE I |
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C'est sur l'île de Ua
Huka, aux Marquises que survit la dernière population viable de ce
lori. Quelques dizaines de d'oiseaux avaient été transférés
dans les années 1990 sur l'île de Fatu Hiva dans le cadre d'une
convention entre le Territoire et le Zoo de San Diego, mais la découverte
de la présence du rat noir y rend sa survie aléatoire. |
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Martin-chasseur des Marquises, Pahi (Todiramphus goddefroyi) STATUT UICN : EN DANGER |
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La Société d’Ornithologie de Polynésie « Manu » a mené en 2003 une étude sur le Martin-chasseur des Marquises, grâce à l’octroi d’un financement par WildLife Conservation Society (WCS). Les observations faites sur l’île de Tahuata, lors de la mission de septembre 2003, ont permis d'améliorer la connaissance de cette espèce. Ainsi, les mensurations de nids sont décrites tout comme de nouveaux chants. Le comportement sur leur territoire et l’utilisation qu’ils font de leur espace est mieux connu.
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Marquesan Monarch, Komako atua (Pomarea mendozae) STATUT UICN : EN DANGER |
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Le monarque de Marquisien est maintenant représenté
par seulement une de ses 3 sous-espèces originales. |
Lori nonnette , Vini (Vini peruviana) STATUT UICN : VULNERABLE |
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le Lori nonnette est maintenant connu de seulement 9 des
26 îles on le rencontrait au début du 20ème siècle.
Huit de ces îles sont situés en Polynésie française. En janvier 2005, les populations de Vini peruviana des Tuamotu ont fait l'objet d'une étude, financée par la Loro Parque Fundacion et BirdLife qui a permis de montrer que les populations sur les atolls de Rangiroa, Apataki, Arutua et Kaukura sont encore relativement robustes bien que fragmentées et réduite mais stable sur Tikehau. Nous estimons la population sur chacun des cinq atolls comme suit : Apataki 1260, Arutua 2550, Kaukura 780, Rangiroa 1250 et Tikehau 50, ce qui donne une évaluation totale de 5880 oiseaux pour les Tuamotu. Les comparaisons avec les résultats antérieurs suggèrent qu'au moins certaines de ces populations se sont réduites. En ajoutant les évaluations des quatre autres îles où l'espèce se rencontre, on obtient une population mondiale pour l'espèce comprise entre 7200-9000 individus. La présence de prédateurs a été vérifiée et indique que l'abondance des loris est étroitement liée à l'absence de rats noirs (Rattus rattus). |
Status and Conservation of the Vini Lorikeets of French Polynesia
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Pétrel de Tahiti, Noha (Pseudobulweria rostrata) STATUT UICN : PRESQUE MENACE |
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Ces oiseaux de mer nichent dans des terriers en montagne.
Ils ne reviennent à leur colonie qu'après le coucher du
soleil et les jeunes prennent leur premier envol de nuit. Ils sont malheureusement
attirés par les lumières des éclairages artificiels
(réverbères le long des routes, stades…) et tombent
au sol. Ils sont alors incapables de redécoller par leurs propres
moyens. Ces oiseaux que l'on trouve plutôt entre juillet et décembre,
sont rarement blessés, nous les recueillons, les examinons et les
relâchons dans de bonnes conditions le plus rapidement possible. |