![]() Photo : H. Paugam |
Aigrette sacrée, Egretta sacra, Otu'u (Société), Matuku (Marquises). 50 cm. Blanche ou grise, l'Aigrette sacrée lance des cris rauques à l'occasion des parades ou de disputes. |
![]() Photo : D. Saulnier |
Héron strié, Butorides striata, A'o. 35 cm. Commun au début du siècle, le héron strié n'existe plus qu'à Tahiti où l'on dénombre actuellement une centaine d'individus. Il niche de préférence dans la végétation littorale et à l'embouchure de rivières. Il affectionne les sous-bois de purau (Hibiscus tiliaceus), mais remonte parfois les vallées. Les constructions en bord de mer et la disparition des forêts de purau menacent son existence. Le héron strié émet en temps ordinaire des cris sonores, mais fait le mort lorsqu'il est dérangé. Il se nourrit de poissons et de chevrettes. |
![]() Photo : P. Raust |
Canard
à sourcils, Anas superciliosa, Mo'ora. 48 cm. Seul canard nicheur de Polynésie, le canard à sourcils fréquente pour s'alimenter les zones humides des îles de la Société et des Australes. |
![]() Photo : F. Chong (dit J. Kape) |
Marouette
fuligineuse, Porzana tabuensis, Meho (Tahiti), Kotokoto (Rapa),
Moho (Tuamotu), Koao (Marquises). 15 cm. Connue dans tous les archipels de la Polynésie française, la marouette fuligineuse reste cachée dans la végétation. Assez bavarde, elle émet des cris très variés et surprenants. |
![]() Photo : P. Raust |
Chevalier des Tuamotu , Prosobonia cancellata, Titi (Marutea sud), Kivikivi
(Mangareva). 17 cm. Le Bécasseau polynésien fréquente un petit nombre d'atolls des Tuamotu d'où le chat et le rat sont absents, C'est un oiseau très peu farouche et très curieux, qui affectionne les plages et les zones sèches recouvertes de buissons peu abondants. |
![]() Photo : C. Blanvillain |
Gallicolombe
érythroptère, Gallicolumba erythroptera, Amaho ou U'uairao
(Tahiti), Tutururu (Tuamotu), Itikoe (Mangareva). |
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Gallicolombe
des Marquises, Gallicolumba rubescens, Kotue. 20 cm. La gallicolombe des Marquises ne subsiste plus que dans deux petites îles de l'archipel d'où rats et chats sont absents. Se déplaçant surtout sur le sol cette espèce se nourrit de petites graines. |
![]() Photo : P. Raust |
Ptilope de la Société, Ptilinopus purpuratus, 'u'upa. 20 cm. Le pigeon vert de la Société vit dans les forêts jusqu'à 1 000 m d'altitude ou parfois près des habitations. Il se nourrit des fruits du moto'i, du goyavier, du banian, des lantana. Son chant caractéristique est un lent roucoulement qui va en s'accélérant. |
![]() Photo : P. Raust |
Ptilope
des Tuamotu, Ptilinopus coralensis, 'O'o (nord et sud
des Tuamotu), Kuku (Mangareva). 20 cm. Bien répandu aux Tuamotu, le ptilope de cet archipel a disparu des Gambier où il était autrefois présent. Il habite les forêts des atolls, où il mange les feuilles du tafano ou kahaia (Guettardia speciosa), arbre à fleurs odorantes. il se nourrit également de fruits et de graines. |
![]() Photo : C. Blanvillain |
Ptilope
de Makatea, Ptilinopus chalcurus, 'O'o (Makatea). 20 cm. Le ptilope de Makatea est une espèce endémique qui habite toutes les régions boisées de l'île où il se nourrit de fruits. |
![]() Photo : C. Blanvillain |
Ptilope
de Hutton, Ptilinopus huttoni, Koko (Rapa). 31 cm. Le ptilope de Hutton est une espèce endémique de Rapa. Il est menacé par la disparition des forêts où il a l'habitude de vivre. Il se nourrit de fruits charnus de nectar de fleurs. |
![]() Photo : A. Gouni |
Ptilope
de Dupetit-Thouars, Ptilinopus dupetithouarsii, Kuku (Nuku Hiva, Hiva
Oa, Ua Huka), Kukupa (Ua Pou). 20 cm. Le ptilope des Marquises fréquente les forêts secondaires humides des basses vallées de l'archipel. Vivant au-dessous de 500 m, cet oiseau construit un nid plat avec des brindilles, à des hauteurs situées entre 3 et 20 m. Il se nourrit de fruits charnus, de grains de café, de motoi. Il affectionne les banians. Observé souvent seul ou en couple, il se déplace en groupe à la recherche de nourriture. Son chant est un long roucoulement émis en gonflant le ventre. |
![]() Photo : C. Blanvillain |
Carpophage
de la Société , Ducula pacifica, Rupe. 50 cm. Apprécié pour sa chair, le carpophage du Pacifique était chassé autrefois. Sa présence se limite aujourd'hui à Makatea et Tahiti où il devient extrêmement rare. Reconnaissable à son vol lourd, ce gros pigeon habite les zones forestières de moyenne altitude. Il émet un roucoulement grave et fort une fois ou plusieurs fois de suite. Il se nourrit de fruits charnus de 3 à 30 mm de diamètre (banian, guettardia, inocarpus, goyave, f’ei, freycinetia...). |
![]() Photo : P. Raust |
Carpophage
des Marquises, Ducula galeata, Upe (Nuku Hiva). 55 cm. Représenté uniquement à Nuku Hiva, le carpophage des Marquises est menacé par la chasse et la disparition des forêts. On trouve cet oiseau frugivore sur les arbres des petites vallées, entre 250 et 1 300 m d'altitude. Il affectionne le badamier ou 'auteraa' (Terminalia catappa) à la saison des fruits. |
![]() Photo : C. Blanvillain |
Lori
nonnette, Vini peruviana, Vini (Société). 18 cm. L'espèce a disparu de Tahiti et des îles hautes de la Société à cause de l'introduction du busard de Gould (Circus approximans, Peale, 1848). L'action de l'homme a probablement modifié la répartition de cet oiseau que les Polynésiens conservaient en captivité et emportaient dans leurs déplacements jusqu'à la fin du XIXe siècle. On le trouve encore dans certains atolls (Rangiroa, Scilly ... ), où il se nourrit de fruits et surtout de nectar de fleurs. |
![]() Photo : P. Raust |
Lori
ultramarin, Vini ultramarina, Pihiti (Ua Pou, Nuku Hiva), Pihitikua
(Nuku Hiva). 18 cm. Le lori ultramarin n'habite plus que les régions boisées de l'île de Ua Huka. Il semble très rare à Nuku Hiva et Ua Pou. Il a été introduit à Fatu Hiva en 1993. Il se nourrit de nectar, de pollen de fleurs, de fruits et quelquefois d'insectes. |
![]() Photo : C. Blanvillain |
Lori
de Kuhl, Vini kuhlii, 'Ura. 18 cm. Le lori de Kuhl se trouve à Rimatara (îles Australes), où il est traditionnellement protégé par les habitants, mais aussi à Washington, Fanning (îles de la Ligne). Il vit dans les zones boisées ou dans les cocoteraies et se déplace par petits groupes. |
![]() Photo : T. Zysman |
Salangane
de la Société, Aerodramus leucophaeus,
Ope'a. 10 cm. La salangane de la Société a beaucoup régressé, mais demeure présente dans certaines vallées de Tahiti où elle niche en altitude. Elle vole en général assez haut, en vol direct avec des instants de vol plané. La salangane émet un cri bref. Elle se nourrit d'insectes. |
![]() Photo : P. Raust |
Salangane
des Marquises, Aerodramus ocistus, Kopeka (groupe sud), Kopekapeka
(groupe nord). 10 cm. La Salangane des Marquises niche dans les grottes. Cet oiseau des hauteurs s'observe le plus souvent tôt le matin ou dans la soirée. |
![]() Photo : T. Zysman - R. Seitre |
Martin-chasseur
vénéré, Todiramphus veneratus, Ruro. 18 cm. Le martin-chasseur vénéré vit dans les forêts de purau, mais pas dans les cocoteraies, des vallées de Tahiti et Moorea. Il creuse son nid dans un tronc, entre 4 et 13 m au-dessus du sol, et défend son territoire jusque 700 m d'altitude en poussant des cris sonores. Il chasse à l'affût sur une branche d’où il s'élance, pour attraper au sol ou sur des branches des insectes, des petits lézards ou des mollusques. |
![]() Photo : J.-F. Butaud |
Martin-chasseur
respecté, Todiramphus tutus, 'Otatare, 19 cm. Le Martin-chasseur de Polynésie fréquente les Iles Sous-le-Vent. aux Iles du Vent, il est présent localement à Tahiti. On le trouve dans les forêts, les cocoteraies, les jardins, où il se signale par un cri d'alarme dès qu'il est dérangé. Il se nourrit d'insectes, de petits lézards, d'escargots, voire de petites chevrettes qu'il chasse à l'affût sur une branche. |
![]() Photo : A. Gouni |
Martin-chasseur
des Gambier, Todiramphus gambieri,
'Oteuteu, Koteuteu (Niau). 17 cm. Il existe deux sous-espèces : T. g. gambieri collectée à Mangareva par l’expédition de Dumont d'Urville en 1838 maintenant éteinte, et T. g. gertrudae, toujours représentée à Niau. Ces oiseaux nichent dans des cavités qu'ils creusent dans des cocotiers morts. |
![]() Photo : A. Gouni |
Martin-chasseur
des Marquises, Todiramphus godeffroyi, pahi (Tahuata). 17 cm. Peu commun et peu connu, le Martin-chasseur des Îles Marquises fréquente de préférence les forêts humides et se nourrit principalement d'insectes. Il creuse son nid dans les troncs d'arbre. |
![]() Photo : P. Raust |
Hirondelle
de Tahiti, Hirundo tahitica, 'Ope'a. 13 cm. Visible dans les vallées humides et les montagnes, jusqu'à la forêt des nuages, l'hirondelle de Tahiti niche dans les falaises à proximité des rivières. Elle se distingue de la salangane par un vol papillonnant, sans phases de vol plané, et par sa queue fourchue. Elle se nourrit d'insectes attrapés en vol. |
![]() Photo : P. Raust |
Rousserolle
à long bec, Acrocephalus caffer, 'Otatare. 15 cm. Deux variétés de Rousserolle à long bec, l'une claire, l'autre foncée, fréquentent les vallées de Tahiti où elles affectionnent les fourrés de purau et de bambous jusqu'à 800 m d'altitude. Cet oiseau chante, en écartant un peu les ailes, un mélange de notes sifflées très variées et de 'chrou'. Répétés, ceux-ci forment un cri d'appel caractéristique. La Rousserolle à long bec se déplace sans cesse pour se nourrir d'insectes, plus rarement de petits lézards et de graines, trouvés entre les feuilles mortes, dans la végétation, voire sur les troncs et les branches. |
![]() Photo : P. Raust |
Rousserolle
des Tuamotu, Acrocephalus atyphus, kotiotio (Takapoto),
kokikokiko (Vairaatea), rokikokiko (Marutea Sud). 15 cm. Il existe quatre sous-espèces de Rousserolle des Tuamotu dans cet archipel. Cet oiseau chante souvent en se déplaçant, plus fréquemment le soir et le matin. Son régime alimentaire varié se compose surtout d'insectes. |
![]() Photo : C. Blanvillain |
Rousserolle
des Marquises, Acrocephalus mendanae at Acrocephalus percernis, Komako. 18 cm. Les Rousserolles des Marquises sont très communes et se trouvent dans presque toutes les îles des Marquises. Des études génétiques ont montré que les Marquises avaient été colonisées à partir de deux origines différentes conduisant à l'apparition de deux espèces : Acrocephalus mendanae (Rousserolle des Marquises du Sud) et Acrocephalus percernis (Rousserolle des Marquises du Nord) |
![]() Photo : P. Raust |
Rousserolle
de Rimatara, Acrocephalus rimitarae, Oromao. |
![]() Photo : P. Raust - C. Blanvillain |
Monarque
de Tahiti, Pomarea nigra, Omama'o. 15 cm. Quelques dizaines de couples seulement nichent dans les forêts de la côte ouest de Tahiti. Le monarque de Tahiti chante pour défendre un territoire forestier de plusieurs hectares, où il se déplace silencieusement d'arbre en arbre, avant de pousser des cris d'alarme brefs et forts. il se nourrit d'insectes récoltés çà et là dans la végétation. |
![]() Photo : P. Raust |
Monarque
iphis, Pomarea iphis, Pati'oti'o (Ua Huka). 17 cm. Le monarque pie, dont une espèce apparentée P. fluxa aujourd'hui éteinte existait autrefois à Eiao, ne subsiste plus que dans l'île de Ua Huka, où il est encore répandu. L'espèce fréquente les cocoteraies aussi bien que les régions boisées, du niveau de la mer jusqu'à 700 m d'altitude. Mobile, actif, principalement insectivore, le monarque pie capture peu de proies en vol. Il niche dans de grands arbres entre 3 et 15 m du sol. Le mâle est très différent de la femelle qui pond un ou deux oeufs par couvée. |
![]() Photo : D. Saulnier |
Monarque
marquisien, Pomarea motanensis, Kokohuia (Nuku Hiva), Pati'oti'o
(Ua Pou, Nuku Hiva), Komako atu'a (Hiva Oa, Tahuata). 17 cm. Il existait plusieurs espèces de monarques apparentés aux Marquises : Pomarea mendozae (Hiva Oa et Tahuata), P. mira (Ua Pou) et P. nukuhivae (Nuku Hiva) aujourd'hui éteints. Les mâles agressifs défendent leur territoire d'un à deux hectares avec vigueur, même en dehors de la période de reproduction. Les femelles pondent un à deux oeufs dans des nids établis sur les branches de grands arbres auxquels ces oiseaux semblent rester fidèles. Les adultes affectionnent la végétation dense et luxuriante. Ils se nourrissent surtout d'insectes et d'araignées. |
![]() Photo : P. Raust - C. Blanvillain |
Monarque
de Fatu Hiva, Pomarea whitneyi, Oma’o. 19 cm. Le monarque de Fatu Iva est une espèce endémique de l'île dont il fréquente les forêts et qui lui a donné son nom. Il ne fut découvert officiellement qu'en 1923, lors de l'expédition Whitney. Plus discret que les autres monarques des Marquises, cet oiseau n'alarme pas systématiquement le visiteur qui traverse son territoire. |
Les photographies sont la propriété de leurs auteurs respectifs.
Les textes sont extraits de MANU, Oiseaux de Polynésie – Au vent des îles édition