Râle Tevea, Gallirallus pacificus (Gmelin, 1789), Tevea.
Découvert par J.R. Forster en 1773 à Tahiti et jamais retrouvé par la suite, le râle Tevea n'est connu que par un dessin et des descriptions. On ignore donc son alimentation, son comportement, ses habitudes de reproduction. On suppose qu'il nichait au sol et qu'il a succombé à l'invasion des rats et sous la dent des chats.

Râle de Miller, Porzana nigra,
Connu par deux illustrations, une de Forster peinte à Tahiti au cours du second voyage de Cook (1772-1775), et une autre par Miller en 1784, et par des descriptions de Latham et Gmelin. Lysaght a considéré ce taxon comme une Marouette fuligineuse, P. tabuensis.
Mais si c'était une espèce à part entière, elle aurait vraisemblablement disparu depuis.

P_nigra

Bécasseau tahitien, Prosobonia leucoptera (Gmelin, 1789), Torome, Tete.
Cette espèce est connue par un individu collecté par Forster en 1773 dont il subsiste le spécimen monté déposé au Muséum National d'Histoire Naturelle de Leiden aux Pays-Bas et une peinture par le fils de Forster à Londres. Le bécasseau à ailes blanches habitait autrefois Tahiti. On le trouvait plutôt près des ruisseaux et rivières. Nichant au sol, cet oiseau a succombé aux rats introduits dès le début du XIXe siècle.

Bécasseau à ailes blanches, Prosobonia ellisi
Connu seulement par deux peintures (toutes à Londres), par Ellis et Webber, chacune basée sur un specimen (perdus tous les deux) collectés par Anderson à Moorea, dans les îles de la Société, au cours du troisième voyage de Cook en 1777. Tout comme le Bécasseau tahitien P. leucoptera, il vivait le long des ruisseaux et s'est éteint à cause des rats introduits à la fin du 18ème siècle. P. ellisi a été considéré historiquement comme un synonyme de P. leucoptera, mais il a été démontré qu'il s'agit d'une espèce valide.

Ptilope de Mercier, Ptilinopus mercieri (des Murs et Prévost), Kuku peti.
La forme P. m. mercieri de Nuku Hiva est seulement connue par le type collecté au cours du voyage de la "Vénus" en 1849. P. m. tristami de Hiva Oa était encore présent en 1922 lors du passage de l'expédition Withney mais il n'a pas été retrouvé ensuite et s'est vraisemblablement éteint victime du Grand-Duc de Virginie Bubo virginianus introduit à cette époque.

Perruche de Tahiti, Cyanoramphus zelandicus (Latham, 1790), A'a taevao.
30-35 cm (queue : 15 cm). Présente uniquement dans les forêts des vallées de Tahiti, où son cri fort s'entendait loin. On ignore son comportement, ses habitudes de reproduction, son alimentation. La perruche de Tahiti n'est connue que par des gravures et par cinq spécimen naturalisés. Deux sont déposés au musée de Liverpool et un au Muséum de Tring : ils ont été récoltés lors du voyage du capitaine James Cook en 1773. Le quatrième est au Muséum national d'histoire naturelle de Paris et le cinquième est à Perpignan. Les derniers individus de cette espèce ont été collecté en 1844 par le lieutenant de Marolles.

Perruche de Raiatea, Cynoramphus ulietanus (Gmelin, 1788).
La perruche de Raiatea n'est connue que par deux spécimens naturalisés, trouvés à Raiatea en 1774 lors de la seconde expédition de Cook déposés en collection au British Museum de Londres et au Leverian Museum de Vienne. Elle ne fut plus jamais observée par la suite. On ignore donc tout d'elle : habitat, nourriture, comportement et reproduction.
Monarque de Maupiti, Pomarea pomarea (Lesson 1828)
L'oiseau est connu seulement du type (maintenant perdu), collecté sur Maupiti dans les Îles de la Société, par Blosseville en 1823 durant le voyage de la "Coquille". Il s'est vraisemblablement éteint peu après, parce qu'on ne l'a pas retrouvé depuis. Les îles de Société ont perdu la majeure partie de leur végétation d'origine et leur avifaune a souffert considérablement de la concurrence et de la prédation des espèce introduites. Le taxon est une espèce valide et non conspécifique avec le Monarque de Tahiti P. nigra.
Pomarea pomarea
Grive de Raiatea, Turdus ulietensis Gmelin, 1789.
Un oiseau complètement mystérieux, seulement connu d'une peinture par G. Forster (conservée au British Museum à Londres) et d'une description par Latham en 1789 du spécimen (maintenant perdu) collecté à Raiatea dans les Îles de la Société par J. Banks le 1er juin 1774 pendant la deuxième expédition du capitaine Cook. Sa position taxonomique est non résolue, cependant, avec la découverte de fossiles préhistoriques de l'étourneau éteint Aplonis diluvialis sur l'île voisine de Huahine, il semble probable que cet oiseau ait également appartenu à ce genre.

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