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Rappel des enjeux :

Depuis 1998, la SOP lutte pour la survie du Monarque de Tahiti, un petit passereau insectivore, endémique strict de Tahiti et ne survivant plus que dans trois vallées de la côte ouest de Tahiti : Maruapo, Papehue et Tiapa. Partis de 21, ils atteignent les 150 individus en 2023 – un véritable succès, mais…

En 2009, la DIREN signalait une petite colonie de Petite Fourmi de feu (PFF) au PK 18.2, à l’entrée de la vallée de la Papehue.

Originaire d’Amérique du Sud et arrivée sur Tahiti dans le milieu des années 90, la PFF rend les animaux aveugles et pique sévèrement les humains. Elle divise les quantités d’insectes et d’araignées par trois dans les zones contaminées de Tahiti (Bouysseroux, 2017) et se retrouve être également un véritable fléau pour l’agriculture. Les trois territoires de Monarque atteints par cette peste en 2016, ont tous été désertés – soit 5 des 58 individus survivants à cette époque.

Au final, 4 méga-colonies menaçant l’espace vital du Monarque de Tahiti ont été délimitées, au PK 18.2, au PK 17, sur Te Maru Ata et en haut de la vallée de Maruapo. Elles s’étendaient sur 90 ha de forêts ou d’habitations.

Notre lutte a commencé en 2016, avec l’utilisation d’un gel au fipronil ultra-dilué selon la méthode mise au point par le Dr. Cas Vanderwoude à Hawaii (Ant-Lab), une méthode décevante en zone forestière mais efficace dans les zones urbaines. La solution dans les forêts et les falaises est venue du ciel et d’un drone, ‘Hades’ – car il descendait véritablement aux enfers -, mis au point ingénieusement par la Société Matarai en 2017.