L’avifaune éteinte de Polynésie française

Des espèces éteintes

connues par des ossements

Un certain nombre d’espèces d’oiseaux de Polynésie française ne sont connues que par des ossements, ou, pour celles disparues récemment, par des récits, des gravures ou des oiseaux en peau.
L’étude des fossiles d’oiseaux recueillis dans des sites archéologiques, dont la chronologie est connue, montre que plusieurs espèces se sont éteintes après l’arrivée des premiers colonisateurs polynésiens, certaines définitivement, d’autres localement.

Ainsi ce n’est pas moins de 14 espèces d’oiseaux terrestres et 2 espèces d’oiseaux marins éteints qui ont été décrites à partir de leurs ossements (et 13 autres non déterminées).

La principale cause d’extinction semble avoir été alors la chasse. Les grandes espèces furent davantage touchées par les extinctions que les petites comme le montrent les analyses basées sur les “reliefs de repas”.
Par ailleurs les espèces se reproduisant au sol ont subi plus de dommages que les autres à la suite de l’introduction du rat polynésien, du porc et du chien.

Sur le site de BirdLife International

Nous sommes mieux renseignés sur la seconde confrontation entre l’Homme et l’avifaune polynésienne, du temps de l’arrivée des occidentaux, grâce aux collectes, notes et peintures réunis par les naturalistes embarqués à bord des bateaux des expéditions maritimes.
La présence ancienne en Polynésie orientale d’espèces, comme un Sturnidé, des perruches (Cyanoramphus spp.), un râle de taille moyenne (Gallirallus) et peut-être un méliphage, montre que la composition de l’avifaune était plus diversifiée qu’aujourd’hui et ressemblait davantage à celle de Polynésie occidentale.
Les espèces de Polynésie, particulièrement fragiles, sans doute en raison de la faiblesse numérique des populations, de leur isolement, de leur mode de nidification plus exposé et de leur plumage moins cryptique ont payé un lourd tribut à l’introduction de nouveaux prédateurs comme le chat ou le rat noir (Rattus rattus) ou des herbivores qui ont détruit les milieux naturels.

Ainsi on compte 19 espèces et sous espèces éteintes depuis 1773.

Quelques images disponibles

Perruche de Tahiti / Black-fronted Parakeet - Cyanoramphus zealandicus

A consulter sur le site de la Médiathèque Historique de Polynésie
mediatheque-polynesie.org 1
mediatheque-polynesie.org 2

Monarque de Maupiti / Maupiti Monarch - Pomarea pomarea
Gallicolombe de Moorea / Moorea Ground-dove - Alopecoenas eimeensis
Chevalier de Ellis / Moorea Sandpiper - Prosobonia ellisi
Chevalier à ailes blanches / Tahiti Sandpiper - Prosobonia leucoptera

L'oiseau sur la branche n°73

Perruche de Raiatea / Raiatea Parakeet - Cyanoramphus ulietanus
Poule sultane des Marquises / Marquesan Swamphen - Porphyrio paepae
Ptilope de Mercier / Red-moustached Fruit-dove - Ptilinopus mercierii

From Iconographie des Pigeons by Charles Lucien (Carlo) Jules Laurent Bonaparte (1803–1857).

Ptilinopus mercierii was endemic to the Marquesas, French Polynesia, with the nominate subspecies on Nuku Hiva and subspecies tristrami on Hiva Oa. While the former is only known from the type collected during the 1836-1839 voyage of the Venus, the latter is known from at least 11 specimens, the last collected by the Whitney Expedition in 1922 (Holyoak and Thibault 1984).

Références:
commons.wikimedia.org
iucnredlist.org
avibase.bsc-eoc.org

Râle teve’a / Tahiti Rail - Hypotaenidia pacifica (anciennement Galliralus pacificus)

Tahiti Rail Two-Thirds Natural Size—from Forster’s drawing in British Museum (Gallirallus pacificus). From ‘Extinct Birds’ by Lionel Walter Rothschild from the year 1907.
Hypotaenidia pacificus is known only from Forster’s painting from Tahiti, French Polynesia, in the British Museum (Knox and Walters 1994), from Cook’s second voyage in 1773 (Stattersfield et al. 1994), although there were reports from Tahiti until 1844, and from the nearby Mehetia until the 1930s (Bruner 1972).
Références:
commons.wikimedia.org
archive.org
iucnredlist.org
avibase.bsc-eoc.org