• Nom scientifique : Alopecoenas rubescens (Vieillot, 1818)
  • Noms polynésiens : Oputu (Hiva Oa), kataupepe (Nuku Hiva)
  • OrdreColumbiformes
  • FamilleColumbidae
  • Catégorie : Oiseaux terrestres endémiques
  • Distribution : Marquises (Hatuta’a et Fatu Huku)
  • Status :
    UICN International
    : En Danger d’extinction
    DIREN : Catégorie A sur la liste des espèces protégées par la réglementation territoriale de Polynésie française.

Aspect et identification

20 cm. La tête, le cou et la poitrine sont gris-clair chez le mâle, gris-foncé chez la femelle. Le reste du corps est marron avec des tons roux sur le dos et les ailes. La base des rectrices et des rémiges primaires et secondaires est parfois blanche. Cette coloration blanche, plus ou moins marquée selon les individus, forme une tâche sur chaque aile, visible lorsque l’individu est en vol. Les juvéniles sont plus ternes, ils ont des nuances marrons sur la poitrine et les zones rousses sont moins marquées.
Kataupepe signifie ‘le rouge qui vole comme un papillon’. C’est le nom vernaculaire d’un oiseau marquisien oublié qui pourrait correspondre à cette espèce selon le Maire de Nuku Hiva, Lucien

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Caractéristiques

Autrefois présente sur Nuku Hiva, elle ne persiste plus que sur deux petites îles de l’archipel des Marquises (Hatuta’a et Fatu Huku) où les rats noirs et les chats n’ont pas encore été introduits.

Très peu de données sont disponibles sur sa reproduction, qui s’étendrait au moins de septembre à janvier. Nous avons trouvé trois petites plate-formes de branchettes entremêlées dans des mako mako.

Fréquente les zones riches en graminées ou en cypéracées dans les maquis de mako mako (Cordia lutea), ne semble pas particulièrement attirée par les forêts de pukatea (Pisonia grandis).

Nous n’avons entendu aucune vocalisation. Un son évoquant un grésillement aigu était émis fréquemment autour d’un nid en construction lors des retrouvailles du couple.

Petites graines de Cypéracées (Cyperus sp.), Graminées (Eragrostris xerophila), pokea (Portulaca lutea)…

Distribution

Autrefois présente sur Nuku Hiva, elle ne persiste plus que sur deux petites îles de l’archipel des Marquises (Hatuta’a et Fatu Huku) où les rats noirs et les chats n’ont pas encore été introduits.

Reproduction

Très peu de données sont disponibles sur sa reproduction, qui s’étendrait au moins de septembre à janvier. Nous avons trouvé trois petites plate-formes de branchettes entremêlées dans des mako mako.

Habitat

Fréquente les zones riches en graminées ou en cypéracées dans les maquis de mako mako (Cordia lutea), ne semble pas particulièrement attirée par les forêts de pukatea (Pisonia grandis).

Voix

Nous n’avons entendu aucune vocalisation. Un son évoquant un grésillement aigu était émis fréquemment autour d’un nid en construction lors des retrouvailles du couple.

Alimentation

Petites graines de Cypéracées (Cyperus sp.), Graminées (Eragrostris xerophila), pokea (Portulaca lutea)…

Statut et protection

L’espèce est en danger d’extinction. Les deux îles où elle survit sont indemnes de rat noir, de chat, de chien et de cochon, tous prédateurs potentiels directs de ces oiseaux qui passent la majorité de leur temps au sol. Elles sont également libres de tout herbivores introduits tels que les chèvres et les moutons qui sont des destructeurs potentiels du milieu – en particulier des espèces végétales présentes au sol qui constituent la grande majorité de son alimentation.
Le danger principal réside en l’introduction accidentelle ou intentionnelle d’une seule de ces espèces étrangères sur ces deux îles. Ce genre d’événement est particulièrement difficile à détecter à temps, étant donné l’éloignement de ces îles et les coûts élevés nécessaires pour effectuer les visites de contrôle des populations. Ainsi l’extinction d’une de ses populations, concomitante à une introduction détectée trop tardivement est à craindre pour les prochaines années.
L’établissement d’une population de sécurité sur une autre île des Marquises (Mohotane par exemple, une fois réhabilitée), ou la constitution d’un petit groupe en captivité permettraient de pallier une telle catastrophe. Les rats polynésiens sont en revanche présents sur ces deux îles depuis longtemps. Il semble donc que l’impact de ce petit rat soit moins important sur cette espèce que pour sa cousine des Tuamotu, Alopecoenas erythropterus. Nous avons pu constater qu’il restait 660 (490-890) individus à Hatuta’a, pour quelques dizaines d’individus tout au plus à Fatu Huku (2002).
L’espèce est inscrite en catégorie A, sur la liste des espèces protégées par la réglementation territoriale de Polynésie française.
Elle est classée “Vulnérable” (VU) sur la liste rouge 2015 de l’UICN France et Polynésie française mais « En Danger » (EN) sur la liste rouge de l’UICN.

https://inpn.mnhn.fr/espece/cd_nom/778896/tab/statut

Texte original de Caroline BLANVILLAIN – Compléments et mise à jour par divers membres de la SOP Manu.