• Nom scientifique : Puffinus myrtae Bourne, 1959
  • Nom polynésiens : Kaki kaki (Rapa)
  • Ordre : Procellariiformes
  • Famille : Procellariidae
  • Catégorie : Oiseaux de mer
  • Distribution : Australes : Rapa (reproduction), Hawaii
  • Status :
    UICN International
    : En Danger critique d’extinction

Aspect et identification

33 cm. Puffin gris sombre dessus, blanc sur sa face ventrale. Les flancs sont blancs jusqu’aux côtés du croupion, c’est ce qui le distingue des autres puffins noirs à ventre blanc, du Puffin de Baillon (Puffinus bailloni) notamment. Comme pour cette dernière espèce, la face ventrale des ailes est blanche, mais les rémiges sont noires et une petite frange noire est présente sur le bord antérieur. Le bec, noir, est caractéristique des puffins. Il est crochu à son extrémité et ses narines tubulaires débouchent sur le premier tiers du bec. Même si ce dernier évoque celui des Pétrels, il est cependant beaucoup plus allongé et effilé que chez ces derniers. Les pattes sont bleu et noir. En vol, comme tous les puffins et les pétrels, il alterne de longues phases de vol plané à des battements d’aile de courte durée en rasant la surface de l’eau. Sa queue est longue et noire.

Philippe Raust : Selon certains auteurs, il faut considérer ce Puffin comme une sous-espèce (P. auricularis myrtae) du Puffin de Townsend ou du Puffin de Newell. Pour d’autres, ce serait une espèce distincte (P. myrtae). Si cette conclusion devait être retenue, le Puffin de Rapa viendrait rejoindre la liste des espèces endémiques de Polynésie française et il serait le seul oiseau de mer à y figurer !
Pour en savoir plus, voir l’article “L’énigmatique Puffin de Rapa” dans le Te Manu N°89 (août 2016).

Commentaires de Fred Jacq :
Un des buts de la mission SOP Manu – BirdLife International de mars-avril 2017 sur l’île de Rapa était la redécouverte du Puffin de Rapa, kaki kaki. Une étude est en cours afin de disposer de matériel génétique de bonne qualité et sur plusieurs individus originaires à la fois de Rapa et des îles Hawaii pour analyser un plus grand nombre de gènes et mieux définir son statut.

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Voix

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Caractéristiques

ll se reproduit à Rapa (îlots satellites) mais migre le reste de l’année. Les seules autres colonies connues pour l’espèce auricularis sont à Hawaii.

Dans des grandes colonies, il niche dans un terrier de 1-2 mètres de long surtout pendant l’hiver austral à Rapa où il pond un œuf unique. Les adultes ne paradent pas au-dessus des colonies et ne visitent leur nid que la nuit.

Niche sur de petits îlots de 30 à 100 mètres au-dessus du niveau de la mer. A besoin d’une terre meuble pour creuser ses terriers.

Braiments nocturnes, rappelant ceux d’un âne, sur les colonies. Émet son chant en vol ou posé.

Petits poissons et crustacés capturés en plongeant de la surface.

Distribution

ll se reproduit à Rapa (îlots satellites) mais migre le reste de l’année. Les seules autres colonies connues pour l’espèce auricularis sont à Hawaii.

Reproduction

Dans des grandes colonies, il niche dans un terrier de 1-2 mètres de long surtout pendant l’hiver austral à Rapa où il pond un œuf unique. Les adultes ne paradent pas au-dessus des colonies et ne visitent leur nid que la nuit.

Habitat

Niche sur de petits îlots de 30 à 100 mètres au-dessus du niveau de la mer. A besoin d’une terre meuble pour creuser ses terriers.

Voix

Braiments nocturnes, rappelant ceux d’un âne, sur les colonies. Émet son chant en vol ou posé.

Alimentation

Petits poissons et crustacés capturés en plongeant de la surface.

Statut et protection

Espèce menacée car elle possède très peu de sites de nidification et parce que des prédateurs ont été introduits sur plusieurs de ces sites (chats, rats, chiens et cochons). La colonie de Rapa est mal connue. Cette population a été longtemps confondue avec une espèce voisine, le Petit puffin Puffinus assimilis. Celle d’Hawaii est estimée à 8000 adultes. A Hawaii, se greffe en plus des problèmes de destruction des colonies par le feu, la malaria aviaire, et la mortalité des jeunes tout juste envolés, attirés par les lumières.

Espèce classée « En danger » (EN) sur la liste rouge 2015 de l’UICN France et Polynésie française mais « En danger critique » (CR) sur la liste rouge de l’UICN.

Texte original de Caroline BLANVILLAIN – Compléments et mise à jour par divers membres de la SOP Manu.