Gallicolombe erythoptère

Alopecoenas erythopterus – Tutururu

La Gallicolombe érythroptère (Tuamotu) vient de disparaitre de deux des trois îles où elle était encore présente dans les années quatre-vingt-dix sous l’action conjuguée de maladies et d’espèces envahissantes.

Progression du projet : 0%
L’espèce :

Cette espèce était autrefois présente sur au moins 24 îles et atolls des archipels de la Société et des Tuamotu-Gambier. L’espèce, classée CR sur la liste rouge mondiale de l’UICN, était encore récemment présente sur cinq îles des Tuamotu : Rangiroa, Morane, Vahanga, Tenarunga et Tenararo, avec quatre de ces populations sous le seuil de 10 individus en 2010. Depuis, la population de Rangiroa a disparu à la suite d’un épisode de variole aviaire, et la population de Morane semble éteinte. Cette espèce n’a donc plus de population viable que sur les îles du groupe Actéons, dont Tenararo et ses 180 individus (160-200), estimés en 2015, est l’épicentre.

Les menaces qui pèsent sur cette espèce :
  • L’espèce ne survit que sur des îles exemptes de tout prédateur introduit.
  • La prolifération des cocotiers nuit à la végétation naturelle de l’île de Tenararo.
  • La Gallicolombe est également sensible aux maladies aviaires, d’où l’importance de créer une seconde population pour cette espèce.
  • Le groupe Actéon est à 220 km de l’île de Moruroa, dont l’effondrement est possible. L’espèce entière pourrait donc être entièrement exposée à un tsunami potentiel.
Actions antérieures :

  • Depuis la découverte de l’importance de l’île pour cette espèce en 2001, Tenararo n’a jamais été exploitée par la Société civile du groupe Actéons, (en copraculture) pour éviter l’introduction des rats ou d’autres pestes.
  • Les îles de Vahanga et Tenarunga (également groupe Actéons) ont fait l’objet d’éradications réussies des rats et des chats sauvages, menée en 2015 par BLI, Island Conservation et la SOP. Et depuis, leurs populations de Gallicolombes augmentent.
Actions en cours :

  • Suivi de sa population sur Tenararo
  • Établissement d’une population de sécurité sur l’île de Temoe – projet qui a déjà reçu l’accord des parties prenantes avec le transfert de 30 individus en année 3 du projet.

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