Monarque de Tahiti

Pomarea nigra – Omama’o

Le Monarque de Tahiti, Pomarea nigra qui fait face à 10 des 100 pires EEE de la planète dans les dernières vallées de Tahiti (Société) où il persiste.

Progression du projet : 25%
L’espèce :

Cette espèce classée CR sur la liste rouge de l’UICN est strictement endémique de l’île de Tahiti et autrefois présent sur toute l’île. Seuls 21 individus furent identifiés en 1998 au début de son sauvetage par la SOP. L’espèce était alors au bord de l’extinction. Grâce aux actions de sauvegarde menées depuis 25 ans, ses effectifs atteignent 148 individus en 2023.

Les menaces qui pèsent sur cette espèce :
  • La prédation par le Rat noir (Rattus rattus) constitue sa principale menace (prédation des œufs et poussins).
  • Deux oiseaux introduits, le Merle des Moluques et le Bulbul à ventre rouge ont été identifiés comme des menaces supplémentaires parce qu’ils s’attaquent aux nids et aux adultes.
  • Ses autres prédateurs introduits incluent les chats ensauvagés et le Busard de Gould.
  • Une diminution de la qualité de l’habitat est également une menace car sa forêt est largement composée de pestes végétales, telles que le Tulipier du Gabon et le Miconia. Les ongulés sauvages tels que les chèvres et les cochons dégradent également ses forêts.
Actions antérieures :

  • La dératisation menée depuis 1998, réalisée seule, ne permettait qu’une augmentation de 1 % par an de sa population.
  • La mise en place d’un réseau de 50 familles de piégeurs d’oiseaux nuisibles a été un tournant dans son sauvetage et a permis une augmentation de 12 % par an de sa population de 2012 à 2016, puis de 15 % depuis 2017.
  • Depuis 2013, des campagnes de restauration d’habitats ont impliqué 2840 bénévoles qui ont contrôlé les pestes végétales et plantés 4463 arbres indigènes, dont plusieurs espèces végétales classées CR, sous l’égide de la DIREN.
  • Entre 2017 et 2021, 4 méga-colonies de PFF ont été traités sur 90 ha grâce à une méthode innovante d’épandage aérien par drone en forêt, et des applications manuelles dans 172 habitations. En 2023, seules quelques poches de contamination persistaient.
  • Un renforcement de la population de Hopa, trop consanguine, est mis en œuvre depuis 2022-2023, et 6 oisillons y ont déjà été transférés.
Actions en cours :
  • Suivi de la population et de son succès reproducteur.
  • Renforcement de la lutte contre les EEE avec une extension de la zone protégée des rats et éradication des derniers sites de Petite Fourmi de Feu persistants à l’entrée de ses vallées.
  • Restauration de son habitat avec le retrait de nombreuses espèces d’EEE végétales dont 8 espèces émergentes et plantation d’au moins 2000 arbres indigènes ou endémiques.
  • Étude de faisabilité pour l’éradication des rats, chèvres et chats sur l’île de Me’etia qui a été déterminée comme propice à l’installation d’une population de sécurité.

5 ESPÈCES À SAUVER DE L’EXTINCTION