Ptilope de Hutton

Ptilinopus Huttoni Finsch – Koko

Le Ptilope de Rapa, ou Ptilope de Hutton, compte désormais moins de 200 individus sur l’île principale de Rapa dont la forêt est en train de disparaitre sous l’action du bétail laissé en liberté mais aussi du Goyavier de chine et du Pin des caraïbes qui envahissent ses derniers lambeaux forestiers.

Progression du projet : 25%
L’ ESPÈCE :

Alors qu’en 1990, 274 Ptilinopus huttoni étaient recensés, des comptages effectués en 2017 et 2021 confirment la diminution de ses effectifs, avec environ 160 puis 140 individus estimés en répétant la même méthodologie. Ceci a incité la communauté internationale à classer récemment l’espèce en danger critique d’extinction (CR) sur la liste rouge de l’UICN.

LES MENACES :

  • Dans ce point chaud de la biodiversité de la Polynésie française, un désastre écologique majeur est en cours. Les chèvres et le bétail provoquent une érosion à grande échelle. La forêt de pins des Caraïbes est en expansion incontrôlée. L’invasion du goyavier de chine étouffe les plantes indigènes et affecte toutes les zones boisées de l’île. La végétation naturelle ne représentait plus que 13% de l’île en 2005, et cette situation s’est aggravée depuis. Si rien n’est fait, cette forêt indigène disparaîtra d’ici une dizaine d’années.
  • L’île est encore indemne du rat noir. Empêcher son introduction est primordial pour la sauvegarde des oiseaux endémiques de Rapa et la santé de ses habitants.
ACTIONS ANTÉRIEURES :
  • Une pépinière et deux enclos autour d’une forêt indigène (3 ha) sont déjà en place et gérés par l’ONG locale « Raumatariki Rapa ».
  • Des premières mesures de biosécurité pour la protection de l’île de Rapa (et de ses îlots) ont été instaurées en urgence lorsqu’il été constaté que l’île de Rapa était encore indemne du rat noir.
ACTIONS EN COURS :

  • Suivi de la population.
  • Construction d’une barrière permettant soit d’enclore le bétail ensauvagé sur Rapa afin de protéger la forêt de l’île, soit de protéger la vallée d’Iripau, la dernière de l’île à être encore à avoir une forêt à peu près intacte et riche en Ptilopes.
  • Retrait du Goyavier de Chine et des Pins des caraïbes se situant en bordure de cette vallée et y commençant leur progression dans la forêt primaire afin de protéger cette dernière.

5 ESPÈCES À SAUVER DE L’EXTINCTION