Puffin de Rapa

Puffinus Myrtae Bourne – Kaki kaki

Le Puffin de Rapa ne compte plus qu’une soixantaine de couples à cause du rat polynésien qui sévit sur les îlots satellites de l’île de Rapa (Australes).

Progression du projet : 25%
L’espèce :

Il s’agit du seul oiseau marin strictement endémique de Polynésie française. Il se reproduit sur quatre îlots inhabités au large de l’île de Rapa et peut être également sur Marotiri (4 petits îlots volcaniques inaccessibles à 80 km de Rapa). On estime qu’à ce jour 60 couples sont potentiellement présents sur ces îlots. Cette espèce est classée CR sur la liste rouge mondiale de l’UICN.

Les menaces qui pèsent sur cette espèce :

En avril 2017 sur les quatre îlots où cette espèce nichait auparavant, seul Karapoo koio était encore exempt de Rat polynésien (Rattus exulans) et de chèvres domestiques (soit seulement 2 ha indemnes sur les 37,5 ha de sa zone de reproduction). La prédation des nids par les rongeurs et la destruction de son habitat par les chèvres (qui piétinent aussi les terriers) sont probablement les premières causes de son déclin. Des plantes invasives telles que Melinis minutiflora et Psidium cattleyanum colonisent également certains îlots. Melinis minutiflora est une herbe collante susceptible d’altérer la capacité d’imperméabilisation du plumage. Psidium cattleyanum, qui devient rapidement très dense, limite l’accès aux terriers et provoque leur fermeture ou leur obstruction par ses racines en croissance. Ses fruits favorisent également la prolifération des rats.

Actions antérieures :
  • Grâce aux efforts conjoints de BirdLife International (BLI), de la SOP et de la municipalité de Rapa, les chèvres sauvages ont été retirées des îlots en 2019.
  • Un plan opérationnel pour éradiquer les rats a été développé en 2021-2022 sur ces îlots aux reliefs escarpés et difficiles d’accès.
Actions en cours :

  • Suivi de la population et de son succès reproducteur
  • Éradication du rat Polynésien sur les trois motu où ses colonies cohabitent encore avec ce rongeur – le plan opérationnel est déjà réalisé
  • Restauration de l’habitat avec l’élimination du goyavier de chine sur les sites et la revégétalisation visant à limiter la repousse du Melinis minutiflor

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